L’immobilier d’exception,
un investissement alternatif
Monuments historiques | Malraux | DEFICIT foncier
Comprendre l’immobilier d’exception
L’investissement en immobilier d’exception constitue une démarche patrimoniale stratégique qui intègre la valorisation d’actifs, la transmission et une optimisation fiscale ciblée. La maîtrise des fondamentaux de ce marché est un prérequis pour nos clients dans l’atteinte de leurs objectifs. Nous détaillons ici les spécificités qui font de ces biens de prestige une classe d’actifs résiliente et à part entière.
Définition et caractéristiques
Définir l’immobilier d’exception par le seul critère du prix est réducteur. Sa valeur provient d’un ensemble de caractéristiques objectives (architecture, localisation) et subjectives (héritage, « art de vivre »). C’est cette dimension patrimoniale, qui dépasse le simple actif immobilier, qui le rapproche d’autres placements comme l’art et les objets de collection.
Voici les attributs fondamentaux qui caractérisent ces propriétés :
- L’emplacement prime : L’adage « l’emplacement, l’emplacement, l’emplacement » prend tout son sens. Il s’agit de quartiers les plus prisés des grandes métropoles comme Paris, de vues imprenables sur la mer sur la Côte d’Azur, de domaines au cœur de vignobles réputés ou de chalets dans les Alpes. La localisation offre non seulement un cadre de vie agréable mais aussi la pérennité de la valeur de l’actif.
- L’architecture et l’histoire : Un bien d’exception possède souvent une signature architecturale forte ou une histoire riche. Il peut s’agir d’un hôtel particulier haussmannien, d’un château classé Monument Historique [2], d’un mas provençal authentique ou d’une villa contemporaine conçue par un architecte de renom. Cette dimension historique et esthétique confère un supplément d’âme et une rareté qui le protègent des fluctuations du marché standard.
- La superficie et les volumes : Les grands espaces, tant intérieurs qu’extérieurs, sont une caractéristique essentielle. Des hauteurs sous plafond, de vastes pièces de réception, des jardins paysagers, des parcs ou des terrasses panoramiques offrent un confort de vie et une intimité rares.
- La qualité des prestations et des matériaux : L’utilisation de matériaux nobles et pérennes (marbres, bois précieux, pierre de taille) et la présence d’équipements haut de gamme (piscine, spa, salle de cinéma, domotique de pointe, cave à vin) sont des standards incontournables qui définissent le luxe et le confort moderne.
- L’exclusivité et la confidentialité : L’immobilier de prestige est un marché de discrétion. Les biens d’exception sont souvent commercialisés hors marché (« off-market ») pour garantir la confidentialité des transactions. L’intimité, l’absence de vis-à-vis et des systèmes de sécurité avancés sont des critères primordiaux pour la clientèle ciblée.
Notre expertise consiste à identifier les biens qui cochent toutes ces cases, en garantissant que votre investissement ne soit pas seulement une acquisition de luxe, mais une véritable valeur patrimoniale, unique et pérenne.
Pourquoi l’immobilier de luxe ?
Au-delà de l’attrait esthétique et du statut social, l’investissement dans l’immobilier de prestige répond à des objectifs patrimoniaux explicites. Pour les investisseurs fortunés, il représente plus qu’une simple ligne dans un bilan ; c’est un pilier stratégique de la gestion de fortune.
- Une valeur refuge incontestable : Le marché de l’immobilier d’exception démontre sa résilience, souvent décorrélée des cycles économiques et des turbulences des marchés financiers. À l’inverse d’actifs par nature plus volatils comme les cryptomonnaies, l’immobilier de prestige agit comme un rempart contre l’inflation. Les acheteurs de ce segment, moins dépendants du crédit bancaire, sont moins sensibles aux variations des taux d’intérêt.
- Un puissant vecteur de diversification : Intégrer des actifs immobiliers de prestige à votre portefeuille permet de réduire son risque global. Au même titre que le Private Equity ou la dette privée, il s’agit d’une classe d’actifs alternatifs dont la faible corrélation avec les marchés financiers traditionnels (actions, obligations) lisse la performance et stabilise le patrimoine sur le long terme. C’est un contrepoids intéressant à la volatilité des marchés cotés.
- Un potentiel de plus-value élevé : La rareté est le moteur de la valeur. Le nombre de biens exceptionnels est, par définition, limité. Cette offre contrainte, face à une demande mondiale croissante de la part d’une clientèle fortunée, exerce une pression haussière constante sur les prix à long terme. Un bien de prestige bien choisi et bien situé est un actif qui s’apprécie dans le temps.
- Des avantages fiscaux structurants : L’État français, soucieux de préserver son patrimoine architectural unique, a mis en place des dispositifs fiscaux extrêmement incitatifs. Les lois Malraux, Monuments Historiques et le mécanisme du Déficit Foncier [6] ne sont pas de simples « niches fiscales », mais de véritables outils d’ingénierie patrimoniale permettant de transformer une charge fiscale lourde en un levier d’investissement et de valorisation.
- Transmission et héritage : Un bien d’exception est un héritage tangible et chargé de sens. Il peut être le cœur d’un patrimoine familial, transmis de génération en génération. De plus, des dispositifs comme la loi Monuments Historiques peuvent offrir des exonérations de droits de succession [2], facilitant ainsi la transmission de votre patrimoine dans des conditions fiscales incitatives.
Investir dans l’immobilier d’exception avec Coligny, c’est donc faire le choix d’un actif stable, performant et fiscalement incitatif, qui diversifie votre patrimoine tout en lui donnant une dimension culturelle et historique.

Les attentes strictes de l’investisseur
La clientèle de l’immobilier de luxe n’achète pas seulement des murs, elle investit dans un style de vie, une expérience et une tranquillité d’esprit. Comprendre ses attentes précises et ses exigences est au cœur de notre métier de conseil. Le luxe moderne a évolué : il est moins ostentatoire, plus centré sur l’expérience, le bien-être et la personnalisation.
Voici les critères qui guident les décisions de nos clients investisseurs :
- Une expérience visuelle : La première impression est digitale. Les investisseurs exigent une présentation irréprochable des biens, avec des photographies professionnelles de haute qualité, des vidéos immersives, des visites virtuelles à 360° et des vues par drone pour apprécier l’environnement. La qualité de la présentation est un gage du standing du bien.
- Le cadre de vie avant tout : Plus qu’une simple adresse, les investisseurs recherchent un écosystème. La proximité de commerces de qualité, d’écoles internationales, d’espaces verts, ainsi qu’un environnement sain et sécurisé sont des prérequis. Ils achètent un quartier, une atmosphère, une qualité de vie.
- L’indispensable espace extérieur : La crise sanitaire a renforcé cette tendance de fond. Un jardin paysager, une terrasse avec vue, un rooftop aménagé ou une loggia sont devenus des critères essentiels. Ces espaces sont perçus comme le prolongement naturel de l’espace de vie intérieur.
- Des prestations devenues la norme : Les équipements qui étaient autrefois considérés comme luxueux sont aujourd’hui des standards attendus. Un spa privatif, une salle de sport équipée, une piscine intérieure, un terrain de tennis ou une salle de cinéma ne sont plus des options mais des composantes intégrales du confort moderne.
- Confidentialité et sécurité : L’intimité est un luxe. Les investisseurs recherchent des biens à l’abri des regards, avec des accès sécurisés, des systèmes de surveillance de pointe et une discrétion totale tout au long du processus d’acquisition. La capacité à gérer des transactions en toute confidentialité est un marqueur de professionnalisme essentiel.
Les incontournables fiscaux
L’acquisition et la détention d’un bien d’exception nécessitent une optimisation fiscale pour en maximiser la rentabilité et l’impact patrimonial. Certains dispositifs dédiés à la préservation du patrimoine agissent comme des leviers d’ingénierie fiscale pour les hautes tranches d’imposition. Nous présentons ici le fonctionnement des trois principaux : Malraux, Déficit Foncier et Monuments Historiques.
La loi Malraux
La loi Malraux, créée en 1962 par l’écrivain et ministre de la Culture André Malraux, est un dispositif emblématique de la politique française de sauvegarde du patrimoine. Son objectif est d’inciter les investisseurs privés à participer à la restauration d’ensembles immobiliers historiques en leur offrant en contrepartie une réduction d’impôt. C’est un outil pertinent pour les contribuables fortement imposés, passionnés d’histoire et d’architecture, qui souhaitent donner un sens civique à leur investissement, une démarche qui n’est pas sans rappeler l’esprit de la philanthropie patrimoniale.
Fonctionnement et conditions
Le mécanisme de la loi Malraux est précis et encadré afin de garantir la qualité des rénovations et le respect du caractère historique des bâtiments.
- Localisation du bien : L’investissement doit porter sur un bien immobilier situé dans une zone géographique protégée, appelée Site Patrimonial Remarquable (SPR). La nature exacte du plan d’urbanisme de ce site (Plan de Sauvegarde et de Mise en Valeur – PSMV, ou Plan de Valorisation de l’Architecture et du Patrimoine – PVAP) déterminera le taux de la réduction d’impôt.
- Nature des travaux : L’avantage fiscal ne porte pas sur le prix d’achat du bien, mais sur le montant des travaux de restauration complète de l’immeuble. Ces travaux doivent être suivis et approuvés par un Architecte des Bâtiments de France (ABF), garantissant ainsi le respect des règles de l’art et de l’authenticité du bâti.
- Engagement de location : Une fois les travaux achevés, l’investisseur doit s’engager à louer le bien nu (non meublé) à titre de résidence principale pour son locataire, pour une durée minimale de 9 ans. La mise en location doit intervenir dans les 12 mois qui suivent la fin des travaux.
- Profil de l’investisseur : Pour bénéficier du dispositif, vous devez être un contribuable domicilié fiscalement en France. L’investissement peut être réalisé en direct ou par le biais d’une société non soumise à l’IS, comme une SCI. Pour des projets d’envergure, l’acquisition peut parfois être structurée via des Club Deals immobiliers.
Avantages fiscaux et limites
L’atout de la loi Malraux est sa capacité à générer une réduction d’impôt directe, imputable sur le montant de votre impôt sur le revenu.
- Taux de réduction : Le taux de la réduction d’impôt dépend de la zone où se situe le bien :
- 30 % pour les immeubles situés dans un Site Patrimonial Remarquable couvert par un PSMV approuvé, dans les Quartiers Anciens Dégradés (QAD) et les quartiers conventionnés NPNRU (Nouveau Programme National de Renouvellement Urbain).
- 22 % pour les immeubles situés dans un SPR couvert par un PVAP approuvé.
- Plafond des dépenses : Le montant des travaux éligibles est plafonné à 400 000 € sur une période de 4 années consécutives. Cela permet une réduction d’impôt maximale de 120 000 € (30% de 400 000 €) sur 4 ans.
- Avantage hors plafonnement des niches fiscales : C’est un avantage non négligeable pour les contribuables ayant déjà optimisé leurs impôts. La réduction d’impôt Malraux n’est pas soumise au plafonnement global des niches fiscales de 10 000 € par an [7]. Elle vient donc en complément des autres dispositifs, offrant une capacité de défiscalisation additionnelle.
Cas Pratique – Exemple chiffré
Pour illustrer ce dispositif, considérons un exemple concret : Vous êtes un cadre dirigeant avec une TMI de 45% et payez 50 000 € d’impôt sur le revenu annuel. Vous avez déjà atteint votre plafond de niches fiscales via d’autres investissements. Vous décidez d’investir dans un programme Malraux situé en secteur sauvegardé (PSMV). Vous acquérez un appartement pour 200 000 € et le budget des travaux de restauration s’élève à 150 000 €, étalés sur 2 ans (75 000 € par an).
- Calcul de la réduction d’impôt : 150 000 € (travaux) x 30% = 45 000 €
- Imputation sur l’impôt : Cette réduction s’étale sur la période de paiement des travaux. Vous réduirez donc votre impôt de 22 500 € par an pendant 2 ans.
- Résultat : Votre impôt annuel passera de 50 000 € à 27 500 € pendant deux ans, soit une économie totale de 45 000 €. Cet avantage vient s’ajouter à vos autres optimisations, car il est hors plafonnement.
La loi Malraux s’adresse donc spécifiquement aux « gros contribuables » cherchant à la fois un investissement patrimonial ayant du sens et un levier de défiscalisation additionnel.

Le déficit foncier
Le mécanisme du déficit Foncier est un outil essentiel à comprendre en immobilier. Il ne s’agit pas d’une « loi » de défiscalisation à proprement parler, mais d’une règle du régime d’imposition des revenus fonciers qui permet aux propriétaires bailleurs de déduire les charges liées à leurs biens (dont les travaux) de leurs revenus locatifs. Contrairement à l’investissement en SCPI où la gestion est déléguée, le déficit foncier s’applique à la gestion directe. Il est efficace pour les investisseurs détenant déjà un patrimoine locatif ou souhaitant acquérir un bien ancien nécessitant des travaux.
Mécanisme et imputation des travaux
Le principe du déficit foncier repose sur un mécanisme d’imputation en deux temps.
- Imputation sur les revenus fonciers : L’ensemble des charges déductibles (travaux de réparation, d’entretien, d’amélioration, intérêts d’emprunt, charges de copropriété, taxe foncière, etc.) vient en déduction de vos revenus fonciers bruts. Si le montant des charges est supérieur à celui des loyers, la totalité de vos revenus fonciers est annulée, et vous ne payez donc ni impôt sur le revenu ni prélèvements sociaux sur ces derniers.
- Imputation sur le revenu global : La fraction du déficit qui résulte des dépenses autres que les intérêts d’emprunt (principalement les travaux) peut ensuite être déduite de votre revenu global (salaires, pensions, etc.), dans la limite annuelle de 10 700 € [1].
Ce double mécanisme permet non seulement de neutraliser la fiscalité de vos revenus immobiliers mais aussi de réduire l’impôt sur vos autres revenus professionnels.
Reportabilité du déficit et conditions
Pour bénéficier de ce dispositif, plusieurs conditions doivent être respectées :
- Régime d’imposition : Vous devez opter pour le régime réel d’imposition de vos revenus fonciers (et non le régime micro-foncier).
- Location nue : Le bien doit être loué non meublé (location nue).
- Engagement de location : Vous devez vous engager à maintenir le bien en location jusqu’au 31 décembre de la troisième année qui suit l’imputation du déficit sur votre revenu global.
- Nature des travaux : Les travaux déductibles sont principalement ceux d’entretien, de réparation et d’amélioration. Les travaux de construction, reconstruction ou d’agrandissement ne sont pas éligibles.
Une caractéristique essentielle du dispositif est la reportabilité du déficit. Si votre déficit foncier (hors intérêts d’emprunt) dépasse le plafond de 10 700 € ou si votre revenu global est insuffisant pour absorber ce déficit, l’excédent est reportable et imputable sur vos revenus fonciers des 10 années suivantes. De même, la part du déficit correspondant aux intérêts d’emprunt est, elle aussi, reportable uniquement sur les revenus fonciers des 10 années suivantes.

Cas Pratique – Exemple chiffré (TMI)
L’efficacité du déficit foncier est directement proportionnelle à votre Tranche Marginale d’Imposition (TMI). Plus votre TMI est élevée, plus l’économie d’impôt générée par la déduction est importante.
Prenons un exemple pour un contribuable avec une TMI à 41% :
- Vous réalisez 15 000 € de travaux sur un bien générant 4 300 € de loyers annuels.
- Votre déficit foncier est de 10 700 € (15 000 – 4 300).
- Vous imputez ce déficit sur votre revenu global.
- Calcul de l’économie d’impôt :
- Gain sur l’impôt sur le revenu : 10 700 € x 41% (TMI) = 4 387 €
- Gain sur les prélèvements sociaux (sur les revenus fonciers effacés) : 4 300 € x 17,2% = 739,60 €
- Économie fiscale totale : 5 126,60 €
Pour une TMI à 45%, l’économie d’impôt sur le revenu grimperait à 4 815 €, portant l’économie totale à 5 554,60 €. Le déficit foncier est donc une stratégie incontournable pour les contribuables situés dans les tranches d’imposition les plus hautes, transformant une dépense de rénovation en un levier de réduction fiscale. Chez Coligny, nous intégrons le déficit foncier dans des stratégies patrimoniales à long terme, en l’articulant par exemple avec un passage futur en location meublée (LMNP) pour continuer à optimiser la fiscalité après la période d’engagement.
Les monuments historiques
Le dispositif des Monuments Historiques (MH) représente le summum de l’optimisation fiscale immobilière en France. Il s’adresse à une clientèle d’investisseurs fortunés désireux de participer à la sauvegarde du patrimoine français. Cette volonté de préservation peut être vu comme une forme de philanthropie, où l’investissement privé sert l’intérêt collectif.
Fonctionnement et conditions
Investir en Monument Historique est un engagement qui implique des responsabilités particulières en échange d’une fiscalité exceptionnelle.
- Nature du bien : L’investissement doit porter sur un bien immobilier classé Monument Historique ou inscrit à l’Inventaire Supplémentaire des Monuments Historiques (ISMH) [4]. Cette classification est décidée par le Ministère de la Culture et atteste de l’intérêt historique ou artistique exceptionnel du bâtiment. Ces actifs tangibles, au même titre que les forêts et les vignobles, allient utilité personnelle, collective et passion.
- Travaux et agréments : Tous les travaux de restauration doivent être réalisés sous le contrôle de l’État, via la Direction Régionale des Affaires Culturelles (DRAC) et l’Architecte des Bâtiments de France. L’objectif est de garantir une restauration fidèle à l’histoire et à l’architecture du lieu.
- Engagement de conservation : L’investisseur doit s’engager à conserver la propriété du bien pendant une période minimale de 15 ans à compter de son acquisition. Cet engagement à long terme en fait un investissement patrimonial et non une opération spéculative.
- Ouverture au public (pour certains avantages) : Pour bénéficier de l’intégralité des avantages, notamment la déduction à 100% des charges si le bien n’est pas loué, le propriétaire doit s’engager à l’ouvrir au public un certain nombre de jours par an.

Avantages fiscaux et public cible
L’intérêt du dispositif MH réside dans sa capacité à générer des déductions sans plafond, ce qui le distingue de tous les autres mécanismes.
- Déduction intégrale et sans plafond : L’avantage principal est la possibilité de déduire 100% de l’ensemble des charges foncières (travaux de rénovation, d’entretien, intérêts d’emprunt, etc.) de son revenu global, et ce, sans plafonnement [2]. Là où le déficit foncier est limité à 10 700 € d’imputation sur le revenu global, le dispositif MH n’a pas de limite.
- Hors plafonnement des niches fiscales : Tout comme la loi Malraux, l’avantage fiscal procuré par un investissement en Monument Historique n’est pas inclus dans le plafonnement global des niches fiscales de 10 000 €.
- Exonération des droits de succession : C’est aussi l’avantage patrimonial recherché. Les héritiers d’un bien classé ou inscrit peuvent être exonérés de droits de succession, à condition de signer une convention à durée indéterminée avec le Ministère de la Culture prévoyant son entretien et son ouverture au public.
- Public cible : Ce dispositif s’adresse exclusivement aux contribuables fortement imposés, dont la TMI est de 41% ou 45% et dont les revenus sont très élevés. L’objectif est d’utiliser des budgets de travaux conséquents (souvent plusieurs centaines de milliers d’euros) pour réduire, voire annuler, leur impôt sur le revenu.
Spécificités du « super déficit foncier »
Le terme de « super déficit foncier » est souvent utilisé pour décrire l’effet du dispositif MH. Alors que le déficit foncier classique est plafonné, celui des Monuments Historiques est illimité, ce qui permet de « gommer » des revenus importants.
Illustrons avec un cas pratique : Un dirigeant d’entreprise perçoit un revenu annuel imposable de 500 000 € (TMI 45%). Son impôt sur le revenu est d’environ 200 000 €. Il acquiert une partie d’un château classé MH, souvent dans le cadre d’un Club Deal réunissant plusieurs investisseurs, et son budget travaux s’élève à 450 000 €, payés en une seule année.
- Calcul de la déduction : La totalité des 450 000 € de travaux est déductible de son revenu global.
- Nouveau revenu imposable : 500 000 € – 450 000 € = 50 000 €.
- Nouvel impôt : L’impôt sur un revenu de 50 000 € est d’environ 8 000 €.
- Économie fiscale : 200 000 € – 8 000 € = 192 000 € d’économie d’impôt en une seule année.
L’investissement en Monument Historique est donc l’outil d’optimisation fiscale le plus puissant du droit français. Il requiert cependant une vision patrimoniale à long terme, une passion pour l’histoire et un accompagnement expert comme celui de Coligny pour sécuriser l’opération sur le plan légal.

Comparatif des dispositifs de défiscalisation
Choisir la bonne stratégie de défiscalisation immobilière dépend de votre profil d’investisseur, de votre niveau d’imposition, de vos objectifs patrimoniaux et de votre appétence pour le risque et l’engagement. Pour vous offrir une vision claire et synthétique, nous avons résumé les caractéristiques des trois principaux dispositifs dans le tableau comparatif ci-dessous. Ce tableau vous permettra de visualiser quel levier est le plus adapté à votre situation.
| Critère | Loi Malraux | Déficit Foncier | Loi Monuments Historiques |
|---|---|---|---|
| Type de bien | Immeuble ancien situé en Site Patrimonial Remarquable (SPR) [6]. | Tout bien locatif nu nécessitant des travaux (hors neuf). | Immeuble classé ou inscrit Monument Historique (MH/ISMH) [2]. |
| Nature de l’avantage | Réduction d’impôt calculée sur le montant des travaux. | Déduction de charges des revenus (fonciers puis global). | Déduction de charges intégrale du revenu global. |
| Plafond de l’avantage | Travaux plafonnés à 400 000 € sur 4 ans. | Déficit imputable sur le revenu global plafonné à 10 700 € / an [1]. | Aucun plafond de déduction sur le revenu global. |
| Plafonnement niches fiscales | NON (Hors du plafond de 10 000 €). | OUI (L’avantage est inclus dans le plafond de 10 000 €). | NON (Hors du plafond de 10 000 €). |
| Durée d’engagement | Obligation de location pendant 9 ans. | Obligation de location pendant 3 ans après imputation du déficit. | Obligation de conservation du bien pendant 15 ans. |
| Public cible | Contribuables fortement imposés (TMI > 30%) cherchant à réduire leur impôt au-delà des niches classiques. | Propriétaires-bailleurs avec des revenus fonciers existants ou futurs, et une TMI élevée. | Contribuables très fortement imposés (TMI 41%-45%) avec une capacité d’investissement et de travaux très importante. |
| Objectif principal | Réduire significativement son impôt tout en valorisant un patrimoine architectural de caractère. | Neutraliser la fiscalité des revenus locatifs et réduire l’impôt sur les autres revenus grâce aux travaux. | Réaliser une économie d’impôt massive et quasi-illimitée, tout en participant à la sauvegarde d’un patrimoine national. |

L’approche Coligny
L’investissement en immobilier d’exception requiert une double compétence : l’ingénierie financière et la connaissance spécifique du marché immobilier de prestige. L’approche de Coligny repose sur l’intégration de ces deux expertises pour structurer des opérations complexes qui s’inscrivent dans une stratégie patrimoniale à long terme. Cette vision nous permet de construire des approches diversifiées, où un actif tangible comme un bien historique peut être complété par des produits structurés offrant une protection du capital.
Un accès privilégié aux biens d’exception
Le marché de l’immobilier de prestige est un cercle fermé. Les plus belles opportunités, qu’il s’agisse de programmes de restauration Malraux ou de demeures historiques, sont rarement visibles sur le marché public.
- Un réseau d’excellence : Notre positionnement nous donne accès à un réseau étendu de promoteurs spécialisés, d’architectes, et d’experts du patrimoine. Cet écosystème nous permet d’identifier en amont des biens et des programmes « off-market » qui correspondent aux critères d’exigence les plus stricts.
- Une due diligence rigoureuse : Chaque opportunité que nous vous présentons a fait l’objet d’une analyse approfondie. Nous validons non seulement la qualité intrinsèque du bien, mais aussi la solidité du montage juridique et financier, la réputation des opérateurs et la pertinence du budget de travaux.
- Un conseil personnalisé : Comment détenir le bien (en direct, en SCI, en démembrement) pour optimiser la transmission ? Quel type de crédit (amortissable ou in fine) utiliser pour maximiser le levier fiscal ? Comment structurer le passif pour réduire l’assiette de l’Impôt sur la Fortune Immobilière (IFI) ? C’est en répondant à ces points que nous intégrons l’investissement dans une stratégie patrimoniale globale.
L’objectif de Coligny est de vous donner accès à des investissement de niveau institutionnel.
Une ingénierie fiscale
Notre méthodologie d’accompagnement repose sur une analyse patrimoniale et fiscale en amont de toute recommandation.
- Audit initial : Nous définissons vos objectifs, vos contraintes et votre horizon de placement pour structurer une stratégie d’investissement pertinente.
- Modélisation fiscale : Nous chiffrons l’impact des différents scénarios (Malraux, Monuments Historiques, etc.) pour arbitrer de manière argumentée entre une réduction d’impôt immédiate et une déduction du revenu.
- Pilotage par un conseiller dédié : Un interlocuteur unique supervise l’opération, de la sélection de l’actif jusqu’à la déclaration fiscale. Il s’assure que votre allocation reste équilibrée, en arbitrant par exemple entre des actifs de long terme comme l’immobilier et des placements plus liquides comme les ETF pour la gestion de votre trésorerie.
Le suivi dans la durée
Notre rôle est de défendre vos intérêts grâce à notre positionnement et au volume d’affaires que nous traitons :
- Effet de levier collectif : En consolidant les investissements de nos clients, nous accédons à des conditions préférentielles et négocions les coûts (frais de transaction, conditions de financement) à votre avantage. Cet « effet de levier collectif » se traduit par une amélioration de la rentabilité nette du projet.
- Suivi et valorisation à long terme : Nous assurons un suivi proactif de votre investissement. Nous vous aidons à optimiser la gestion locative, à anticiper les futures obligations d’entretien et à préparer la stratégie de sortie ou de transmission dans les meilleures conditions.
- Rendements net d’impôts : L’objectif final est de générer des rendements attractifs, non seulement par la valorisation du bien, mais aussi par l’économie d’impôt qu’il génère. En combinant un actif de qualité avec un levier fiscal incitatif, nous visons un TRI attrayant pour l’investisseur.

La vérification technique des données et des sources a été assurée par Boris Lolmède, Conseiller en Investissements Financiers.
FAQ
Questions fréquentes
Sources et références
- BOFiP Impôts – RFPI – Revenus fonciers
- Monuments Historiques – Tout savoir sur la loi Monuments Historiques
- Service Public – Impôt sur le revenu – Dons aux associations et organismes d’intérêt général
- Ministère de la culture – Les monuments historiques
- Service Public – Je fais des travaux dans mon habitation principale ou secondaire
- Ministère de la culture – Dispositifs concernant l’impôt sur le revenu
- Expert Impôts – Les 25 meilleurs dispositifs de défiscalisation

Discutons de vos ambitions lors d’un premier entretien confidentiel et sans engagement.




